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Contentieux disciplinaire et de l’assurance maladie

– Procédure devant les juridictions ordinales (Conseil départemental, chambre disciplinaire régionale et nationale)
– Procédure devant la section des assurances sociales (1ère instance et appel)
– Procédure de répétition de l’indu (CRA, Pôle social, Cour d’appel)
– Procédure de pénalité financière (Pôle social, Cour d’appel, Commission pénalités)
– Procédure devant les juridictions administratives et judiciaires (TA, CAA, TJ, Tribunal correctionnel, Cour d’appel).

Rédaction de contrats d’exercice

– Contrat de remplacement
– Contrat de collaboration
– Contrat d’exercice en commun
– Cession de patientèle

Indemnisation du préjudice corporel

– Assistance expertise
– Evaluation des préjudices
– Saisie CCI et juridictions

Questions fréquentes

Contentieux disciplinaire et de l’assurance maladie

Que risque un professionnel de santé poursuivi devant une chambre disciplinaire ordinale ?

Les sanctions vont de l’avertissement ou du blâme à l’interdiction temporaire d’exercer, voire à la radiation du tableau de l’Ordre dans les cas les plus graves. La procédure est contradictoire et la défense peut faire valoir des observations écrites et orales.

Qu’est-ce qu’une procédure de répétition de l’indu engagée par l’Assurance maladie ?

C’est la demande, par la caisse, du remboursement de sommes qu’elle estime avoir versées à tort (cotations, actes, prescriptions). Le professionnel peut contester devant la commission de recours amiable (CRA), puis devant le pôle social du tribunal judiciaire et, le cas échéant, la cour d’appel.

Comment contester une pénalité financière notifiée par la CPAM ?

Une pénalité financière peut être contestée dans le cadre d’une procédure spécifique impliquant la commission des pénalités, puis les juridictions compétentes. Les délais de réponse sont courts : il est conseillé de réagir dès la réception de la notification.

Quelle différence entre la chambre disciplinaire et la section des assurances sociales ?

La chambre disciplinaire sanctionne les manquements à la déontologie ; la section des assurances sociales juge les fautes commises à l’occasion des soins remboursés par l’Assurance maladie. Les deux peuvent être saisies pour des faits liés.

Dans quels délais faut-il réagir à une notification (indu, sanction, contrôle) ?

Les délais varient selon la procédure mais sont généralement courts (souvent un à deux mois). Tout retard peut rendre la contestation irrecevable.

Faut-il un avocat dès la phase de contrôle de l’Assurance maladie ?

Intervenir tôt, dès le contrôle ou la première notification, permet de cadrer les échanges, de préserver ses droits et d’éviter des reconnaissances préjudiciables.

Contrats et rédaction d’actes (contrats d’exercice)

Qu’est-ce qu’un contrat d’exercice et pourquoi le faire rédiger par un avocat ?

C’est le contrat qui organise les conditions d’exercice d’un professionnel de santé (collaboration, association, partage de moyens). Une rédaction sur mesure sécurise les obligations de chacun et limite les litiges futurs.

Quels sont les principaux contrats entre professionnels de santé ?

Notamment : le contrat de collaboration libérale, les contrats d’association, les sociétés d’exercice (SELARL, SELAS), les sociétés civiles de moyens (SCM) et les structures pluriprofessionnelles (SISA).

Quelles clauses sont essentielles dans un contrat de collaboration libérale ?

Parmi les points sensibles : la redevance, la mise à disposition des moyens, la patientèle, les conditions de rupture, le préavis et la clause de non-réinstallation.

Un contrat d’exercice doit-il être communiqué à l’Ordre ?

De nombreux contrats d’exercice doivent être transmis au conseil de l’Ordre compétent, qui vérifie leur conformité à la déontologie.

Comment sécuriser une clause de non-concurrence ou de non-réinstallation ?

Pour être valable, une telle clause doit être limitée dans le temps, dans l’espace et proportionnée aux intérêts légitimes à protéger. Une clause excessive peut être annulée.

Indemnisation du préjudice corporel

Qu’est-ce que l’indemnisation du préjudice corporel ?

C’est la réparation financière des conséquences d’une atteinte à l’intégrité physique ou psychique d’une victime (accident, accident médical, agression). Elle vise à compenser l’ensemble des préjudices subis.

Quelles sont les voies d’indemnisation après un accident médical ?

Selon les cas : la procédure amiable devant la Commission de conciliation et d’indemnisation (CCI) avec l’ONIAM, la négociation avec l’assureur, ou la voie judiciaire. Le choix dépend de la gravité et des circonstances.

Quels préjudices peuvent être indemnisés ?

La nomenclature dite Dintilhac distingue notamment les préjudices patrimoniaux (frais médicaux, pertes de revenus) et extra-patrimoniaux (souffrances endurées, préjudice esthétique, d’agrément, etc.).

Quel est le rôle de l’expertise médicale ?

L’expertise évalue les séquelles et chiffre les postes de préjudice. Être assisté (avocat, médecin-conseil de victime) lors de l’expertise est déterminant pour une évaluation juste.

Dans quel délai faut-il agir ?

Des délais de prescription s’appliquent et varient selon la nature de l’action. Il est prudent de consulter rapidement pour ne pas perdre ses droits.

Faut-il accepter la première offre de l’assureur ?

Une première offre peut sous-évaluer les préjudices. Un examen par un avocat permet de vérifier son adéquation avant toute acceptation.